"Les églises chrétiennes et la question noire : nouvelles perspectives XV-XIXe siècles"

Journée d'étude

Organisation pour ICT
Charlotte de Castelnau L’Estoile

Présentation
En 1518, Henrique, fils du roi du Congo Afonso Ier, est nommé évêque d’Utique par le pape Léon X. Il obtient une dispense spéciale, non pas parce qu’il est noir mais parce qu’il n’a pas l’âge requis. Progressivement, et en lien avec la traite et la mise en servitude massive des Noirs, la couleur noire commence à être considérée par l’Église comme un élément discriminant. La journée d’études cherche à analyser cette évolution, diverse selon les confessions chrétiennes, et diverse selon les lieux, au sein d’une même confession malgré l’universalisme que revendique par exemple le catholicisme. La couleur a pu être ainsi parfois considérée comme un « défaut » au sens canonique, c’est à dire ce qui qui rend irrégulier. On parle ainsi de défaut de naissance, défaut d’esprit, défaut du corps, défaut d’âge… Alors que l’esclavage est un statut juridique reconnu depuis l’Antiquité et en particulier dans le droit romain toujours actuel à l’époque moderne, la couleur noire de la peau n’a pas de réelle signification et pourtant elle acquiert une importance sociale considérable et s’entrecroise avec la question de l’esclavage. Comment les différentes institutions ecclésiastiques considèrent-elles les chrétiens noirs ? Comment ces derniers ont-ils tenté de contourner ou d’utiliser l’institution ecclésiastique pour affirmer leur place dans le christianisme ? A partir d’une réflexion sur des sources précises, européennes, américaines ou africaines, cette journée d’études a pour ambition de réfléchir, dans la longue durée de la traite et de l’esclavage atlantique, du XVIIe au XIXe siècles, à la signification religieuse de la couleur dans les différents christianismes.
Axe 2 : Genre et diversités
Lieux: 
L’UNIVERSITÉ PARIS DIDEROT Bâtiment Olympe de Gouges | 8 place Paul Ricoeur Paris 13e Matinée salle 720 et après-midi salle 628
Date: 
4. décembre 2017