Colloques et journées d'études organisées au sein du laboratoire

Le livre et les techniques avant le XXe siècle. À l’échelle du monde
18. Juin 2014 - 20. Juin 2014

 

 

L’histoire du livre technique constitue un champ neuf et peu développé, reflétant la place marginale que l’histoire des techniques occupe au sein de l’histoire générale. Il suffit pourtant de penser aux Descriptions des arts et métiers, commandées au plus haut sommet de l’État sous l’Ancien Régime, aux manuels de fonctionnaires circulant dans tout l’Empire chinois, aux multiples traités qui ont formé des générations d’ingénieurs ou encore aux guides techniques destinés à améliorer les pratiques des artisans et des agriculteurs. On comprend alors aisément qu’il s’agit d’un genre de littérature extrêmement riche, à caractère universel et faisant l’objet de circulations intenses entre les différentes parties du globe.
L’objet de ce colloque est à la fois de combler une lacune du champ historique et d’interroger les relations entre l’économie du livre et le monde de la technique afin d’analyser la catégorie du livre technique à travers ses formes, ses fonctions, ses modes de diffusion et d’appropriation, avant le XXe siècle.


L’un des apports les plus évidents des enquêtes sur la littérature technique est l’ouverture des catégories, tant le rapport à la pratique et à l’action fait éclater les typologies établies. À côté de productions spécifiques – réductions en art, modes d’emploi, brochures commerciales –, on retrouve des formes partagées avec d’autres ordres de savoirs – cours édités, manuels, lithographies, ronéotypes, traités, dictionnaires, encyclopédies, revues, récits de voyage... Cette diversité des productions invite à analyser le rôle de ces publications dans la production éditoriale générale ainsi que leur rapport à l’objet livre à travers leur impact sur les formes et les contenus.
Quelle est la fonction de ces publications dans l’ordre des savoirs ? Qui en sont les acteurs ? Quels sont les modes d'action qui les conduisent à formaliser leurs pratiques pour les transcrire et les diffuser ? Pourquoi rendre publics des savoirs techniques et passer à un support de diffusion large, à la recherche des lectorats ? Quelles sont les conditions de production et de diffusion de ces publications ? Quelle réception et quels publics trouvent elles ? Autant de questionnements auxquels ce colloque cherchera à répondre.

Mercredi 18 juin : Cité des Sciences et de l'Industrie 30 avenue Corentin Cariou 75019 Paris salle Jean Painlevé Métro Porte de la Villette ou Corentin-Cariou (ligne 7) Jeudi 19 juin : École des Ponts ParisTech Cité Descartes 6-8 avenue Blaise Pascal Champs-sur-Marne 77455 Marne-la-Vallée Station Noisy-Champs (RER A) Vendredi 20 juin : Collège de France Institut des Civilisation 52 rue du cardinal Lemoine 75005 Paris Métro Cardinal Lemoine (ligne 10) ou Jussieu (ligne 7) ; Bus 89 arrêt Cardinal Lemoine
War Memories Commemoration, Re-enactment, Writings of War in the English-speaking World (18th-21st centuries)
17. Juin 2014 - 19. Juin 2014

Colloque international

Université Rennes 2 / Campus Villejean Institut franco-américain, Champs Libres
Féminismes du XXIe siècle
5. Juin 2014 - 6. Juin 2014
Jeudi 5 juin : Université de Cergy-Pontoise, Cergy (RER A) Vendredi 6 juin : Université Paris-Diderot, Paris 13e arrondissement (station Bibliothèque François-Mitterrand, RER C et ligne 14 ; station Avenue de France, tramway 3a)
Passages, passeurs, Septièmes Rencontres doctorales LLSHS "La pluridisciplinarité à l'oeuvre"
5. Juin 2014 - 6. Juin 2014
Amphithéâtre Pierre-Gilles de Gennes Bâtiment Condorcet Université Paris-Diderot Station Bibliothèque François-Mitterrand, métro ligne 14 et RER C Station Avenue de France, tramway 3a
Race et sexe, l’approche intersectionnelle
28. Mars 2014
Université Paris-7 Paris-Diderot Bâtiment Olympe de Gouges, Place Paul Ricœur 75013 Paris salle 720 (7e étage) Station François Mitterrand (métro ligne 14 / RER C) et Avenue de France (tramway ligne 3)
Imaginer, penser, dire le corps oriental
25. Mars 2014

Journée d’études organisée par le Laboratoire Identités Cultures Territoires (EA 337) de l'Université Paris-Diderot-Paris 7, avec la participation du CELIS (Université de Clermont-Ferrand)

Amphithéâtre Buffon 15 rue Hélène Brion 75013 Paris Accès : station Bibliothèque François Mitterrand Métro Ligne 14 et RER C ; station Avenue de France, Tramway ligne 3b
Consommateurs et consommations au Moyen Âge (XIe-XVe siècles) L'enjeu des sources
21. Mars 2014

Journée d’études du séminaire Terrae, 2e journée co-organisée par l'Université de Toulouse (Laboratoire Framespa) et l'Université Paris-Diderot (Laboratoire ICT)


Toulouse, 21 mars 2014


10h-17h30

Bibliothèque d’Études Méridionales, 56 rue du Taur, 31000 Toulouse
Genre, théologie et clergé
21. Mars 2014

Journée d’études organisée par Didier Lett à l’occasion de la venue de Roberto Lambertini, Professeur d’Histoire médiévale à l’Université de Macerata

UNIVERSITE PARIS DIDEROT–PARIS 7 Bâtiment Halle aux Farines 10 rue Françoise Dolto – 75013 PARIS Salle 470E – Hall E Accès : Métro ligne 14 ou RER C : Bibliothèque F. Mitterrand Tramway T3a : Avenue de France Bus 89, 62, 64, 325
Politiques patrimoniales et centres villes en Amérique du Sud : regards depuis Lima (Pérou)
6. Mars 2014
UNIVERSITE PARIS DIDEROT AMPHITHEÂTRE TURING JEUDI 6 MARS 14H-17H Bâtiment Sophie Germain – Avenue de France 75013 Paris. En transports en commun : Bus 89 et 62, arrêt porte de France ; Tram 3A, arrêt av.de France ; Metro ligne 14 ou RER C, arrêt Bibliothèque François Mitterrand.
Politiques patrimoniales et centres villes en Amérique du Sud : regards depuis Lima (Pérou)
6. Mars 2014

Table-ronde autour de José Hayakawa Casas (Universidad Nacional Mayor de San Marcos) "Politiques patrimoniales et centres villes en Amérique du Sud : regards depuis Lima (Pérou)"

Modérateur : Leo Orellana (Programme SIRCHAL, Maison de l’Amérique Latine)

UNIVERSITE PARIS DIDEROT AMPHITHEÂTRE TURING JEUDI 6 MARS 14H-17H Bâtiment Sophie Germain – Avenue de France 75013 Paris. En transports en commun : Bus 89 et 62, arrêt porte de France ; Tram 3A, arrêt av.de France ; Metro ligne 14 ou RER C, arrêt Bibliothèque François Mitterrand.
Conocimiento social, politicas publicas y cuestion social en América latina, siglos XIX y XX
17. Janvier 2014

El objetivo de este coloquio es reunir a un conjunto de investigadoes de diferentes paises y disciplinas académicas con el proposito de debatir acerca de las distintas formas de abordaje posible del proceso de construccion historica de lo social en America Latina en los siglos XIX y XX. Este proceso comprende un haz de cuestiones interrelacionadas : de un lado "problemas" o cuestiones - pobreza, salud, urbanismo, trabajo, immigracion, etnicidad- y, de otro, estrategias para reconducirlos -caridad, asistencia, educacion, asociacionismo, reformismo social, politicas de integracion-.

Teniendo en cuenta este escenario, denotado por las instituciones que actuan para solventar los problemas soiales y por los criterios u vivencias de quienes los definen y experimentan, se pretende que los debastes del coloquio se orienten al analisis de dinamicas socioculturales especificas. Aquellas forjadas a través dek contacto entre las demandas populares, el conocimiento experto, el campo politico y la aplicacion de politicas publicas.

En relacion con tales dinamicas se desea discutir también sobre la construccion de espacios de interseccion conflictiva entre distintas formas de experiencia de lo social (popular, militante, asociativa, academica, burocratica, profesional).

Escuela de Estudios Hispanoamricanos, CSIC, Sevilla, Espagna
Ecrire l'histoire économique des Juifs : sources mercantiles, judiciaires, communautaires (Europe, XVIe-XVIIIe siècles)
13. Janvier 2014

 

Journée organisée par Jean Baumgarten (CNRS, CRH), Liliane Hilaire-Pérez (Université Paris Diderot / EHESS Centre A. Koyré) et Evelyne Oliel-Grausz (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne / EHESS CRH)

Programme

9h30 - Introduction
9h45 - Serena di Nepi (Université La Sapienza, Rome), « Toward an economic history of the ghetto : internal and external sources about 16th century Roman Jewish society »
11h - Edward Fram (Ben-Gourion University, Israël), « Rabbinic Court Records from Early Modern Frankfurt as a Source for Writing Economic History »
12h - Evelyne Oliel-Grausz (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne EA 127/ EHESS CRH), « Sources communautaires et histoire socio-économique: conflits et arbitrage à Amsterdam au XVIIIe siècle ».

14h - Ingrid Houssaye-Michienzi (ANR ENPRESA, ICT), « L'apport des sources comptables italiennes à l'histoire économiques des juifs : Constantinople et le fonds Salviati à la fin du XVe siècle »
15h - Jean Baumgarten (CNRS, CRH), « La langue du livre de comptes de Salomon Hyman, un négociant juif à Paris au XVIIIe siècle : Étude et lecture de textes »
16h - Isabelle Bretthauer, Liliane Hilaire-Pérez (Université Paris 7, ICT / EHESS, Centre A. Koyré), «Les réseaux de Salomon Hyman, négociant juif entre France et Angleterre, à travers les archives des faillites à Paris ».

Université Paris Diderot – Paris 7 Bâtiment Sophie Germain 13 rue Albert Einstein 75013 Paris Rez-de-chaussée salle 0009 Station Bibliothèque François-Mitterrand (métro ligne 14 et RER C) Station Avenue de France (Tramway ligne 3b)
Consommateurs et consommations au Moyen Âge (XIe-XVe siècles) L'enjeu des sources
17. Décembre 2013

 

 

Depuis quelques années, certains historiens n’hésitent plus à faire des derniers siècles du Moyen Âge le théâtre d’une première « révolution de la consommation », induite par l’élévation des niveaux de vie des populations, associée à l’ouverture croissante de ces dernières aux marchés. Des indices convergents en suggéreraient les effets : diversification des produits proposés sur les étals et dans les boutiques ; goût pour les nouveautés, qui favorise la diffusion des modes y compris en dehors des milieux des élites aristocratiques et urbaines ; relative importance du mobilier équipant certaines maisons à la ville comme à la campagne ; multiplication des discours moraux portant sur les pratiques de consommation, ainsi que des tentatives d’encadrer ces dernières par des lois somptuaires. La fertilité des pistes de recherche ouvertes par cette réévaluation du rôle de la demande dans les économies anciennes n’est pas à mésestimer. Il suffit pour s’en convaincre de considérer l’importance des enquêtes menées à partir de la fin des années 1980 sur l’Angleterre et sur les pays de l’Europe du Nord de la fin du Moyen Âge, ou le dynamisme actuel de l’histoire de la consommation à l’époque moderne. En regard, la France médiévale pâtit d’un net déficit de travaux, à la seule et brillante exception du secteur de l’alimentation, objet depuis plusieurs décennies d’une attention toute particulière, au point d’éclipser les autres champs de la consommation.

 

Cet état de l’historiographie souligne l’intérêt d’une enquête approfondie sur les sources documentaires susceptibles d’éclairer le comportement des consommateurs médiévaux, de révéler la diversité de leurs stratégies de consommation, et de rendre compte de l’effet de ces dernières sur les dynamiques économiques urbaines et rurales. Il s’agit d’abord d’apprécier le degré de richesse, de précision et de fiabilité des informations délivrées dans ce domaine par la documentation de l’ère pré-statistique, en identifiant les biais qui peuvent découler des spécificités propres à chaque acte, au gré du contexte et des motivations de sa rédaction. Cette démarche préalable doit permettre de vérifier, dans un second temps, dans quelle mesure le croisement de différentes sources peut compenser ces biais éventuels, et contribuer ainsi à une meilleure connaissance des logiques de consommation médiévales.

 

Pour mener à bien ce travail, il semble important de partir des représentations associées au Moyen Âge à la consommation et aux consommateurs, telles qu’elles s’expriment notamment dans les récits moraux (exempla des prédicateurs), dans les textes littéraires et normatifs (lois somptuaires), ou dans la production iconographique. L’objectif étant de voir jusqu’à quel point les choix en matière d’alimentation ou d’habillement participent de l’ordre social médiéval, et par conséquent de son éventuelle transgression aux yeux des élites cléricales, intellectuelles ou politiques. Si elle peut constituer un enjeu social, la consommation n’en demeure pas moins un acte économique. De ce point de vue, le marché offre un bon poste d’observation pour suivre la circulation des produits, identifier leurs clientèles, et cerner l’évolution des goûts. La mise en relation du vendeur et du consommateur suscite en effet des sources à la fois nombreuses et variées : comptabilités d’acheteurs institutionnels, tels que les gouvernements urbains et les grands hôtels seigneuriaux ; listes de transactions opérées par de simples particuliers, parfois consignées dans les livres de raison ; registres particuliers dédiés par un notaire aux opérations commerciales d’un marchand ; livres de comptes de négociants ; inventaires de magasins ; tarifs énumérant les marchandises soumises aux taxes pesant sur les échanges... Le marché n’est pourtant qu’une des multiples voies par lesquelles le consommateur accède à la satisfaction de ses besoins. Qu’en est-il des formes d’autoconsommation, ou des stratégies alternatives d’acquisition des biens (don, troc, récupération et recyclage des objets...), qui laissent par définition peu de traces documentaires ? Il apparaît donc essentiel, pour saisir les pratiques de consommation dans leur globalité et leur diversité, d’explorer le contenu des maisons médiévales, ou celui des régimes alimentaires des populations. Si les sources archéologiques livrent sur ces aspects un ensemble de données de toute première importance, régulièrement enrichi par de nouvelles découvertes, la mise à contribution de fonds documentaires plus traditionnels (comptabilités d’hôpitaux, inventaires après-décès, actes de saisie judiciaires...), appréhendés avec un regard neuf, ne saurait être négligée.

Université Paris Diderot Halle aux Farines salle 274 F Station Bibliothèque François Mitterrand Métro Ligne 14 et RER C Station Avenue de France, ligne de tramway 3
La technologie, savoir d'Etat : regards croisés entre caméralisme allemand et bureaucratie chinoise
16. Décembre 2013

 

 

La technologie désigne actuellement les « nouvelles technologies » et les « techno-sciences », qui réduisent la technique aux applications de la science. Pourtant, au XIXe siècle, la technologie revêt un autre sens, celui d’une science de la technique, c’est-à-dire d’une science des arts et des intentions fabricatrices. Pour Christian Wolff (Philosophie logica sive rationalis, 1728) la technologie est un « discours rationnel sur la technique ».

Le caméralisme a joué un rôle fondamental dans l’édification de cette discipline dont l’un des textes fondateurs est l’Anleitung zur Technologie de Johann Beckmann (1777), suivi de l’essai devenu plus célèbre, l’Entwurf der allgemeinen Technologie (1806). Ce dernier ouvrage vient d’être traduit pour la première fois en français et l’édition commentée de cet essai est menée dans le cadre d’un groupe de travail formé grâce à l’Institut des Humanités et des Sciences de Paris et réunissant des chercheurs en histoire et en linguistique.

A l’occasion de cette publication et afin d’approfondir la réflexion sur le creuset allemand de la technologie, nous proposons un colloque international. L’enjeu est d’une part, d’analyser les liens entre la technologie et la production de savoirs administratifs qui font une large part à la connaissance des territoires, des ressources naturelles et des arts. Le caméralisme repose sur une « trilogie » réunissant « l’économie (comme science de la gestion de la richesse des personnes privées ou des ménages), la science des finances publiques, et la ‘science de la police’ qui synthétise et organise le savoir universitaire nécessaire à la formation des administrateurs des Etats territoriaux de l’Empire ». Dans ce cadre, par exemple, l’extension de la statistique au milieu du siècle, implantée à Göttingen par Gottfried Achenwall, intègre la « connaissance plus exacte des capacités productives de la monarchie » et contribue à asseoir la technologie comme science académique, dans le sillage de la « statistique universitaire». D’autre part, il s’agit d’étudier un milieu savant à travers sa formation, ses activités, ses techniques intellectuelles – ainsi les classifications opératoires et les analogies – et ses pratiques culturelles, tels les emprunts à d’autres ramifications de la pensée économique, en Angleterre, en France. In fine, on aimerait pouvoir mieux connaître le « terreau nourricier » de la technologie comme le disait Jean-Claude Perrot pour l’économie, soit la multiplicité des œuvres - y compris celles les moins abouties - qui ont nourri la réflexion d’un Beckmann par exemple. Leurs circulations, leurs traductions nous intéressent notamment. Citons la physikalisch-ökonomische Bibliothek (1779-1806) et les Beyträge zur Oekonomie, Technologie, Polizey und Cameralwissenschaft (1779-1791). Si cette voie n’est pas exclusive d’autres approches actuelles de la recherche, montrant les liens entre les rationalités opératoires nées des pratiques fabricatrices d’une part et les théorisations savantes de l’autre, nous nous limiterons dans cette journée au corpus des auteurs caméralistes.

Enfin, il nous a semblé fondamental de décloisonner l’histoire de la technologie et de proposer une comparaison avec la Chine qui sur le long terme, des Song aux Qing a favorisé la codification des savoirs techniques en mobilisant les lettrés-fonctionnaires dans la gestion des ateliers impériaux, des circulations de savoirs techniques et des questions environnementales. Il s’agit d’une bureaucratie qui fait de la technique un savoir d’Etat à part entière. Les liens étroits entretenus par le laboratoire ICT avec des collègues de Taïwan ont permis d’élaborer une session comparative et de prévoir un débat général ouvrant pour la première fois sur une approche de la technologie en termes d’histoire globale des savoirs d’Etat.

Université Paris-Diderot Paris 7 Halle aux farines Salle 27C 10 rue Françoise Dolto 75013 Paris Station Bibliothèque François Mitterrand (métro ligne 14 et RER C) et station Avenue de France (Tramway ligne 3)
Savoirs disciplinaires, médiations sociales et régulation publique des régulations
12. Décembre 2013 - 14. Décembre 2013
Centro Cultural Borges, Viamonte 525, 2e piso, Sala II "Alberto Williams", Ciudad Autonoma de Buenos Aires